Retour sur l’avancée du BIM en 2015

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La plupart des acteurs de la construction et de la gestion de patrimoine commencent à s’approprier le concept, mais le BIM soulève beaucoup de questions pour la majorité des entreprises concernées.

Rappel : Le BIM, qu’est-ce que c’est ?

Le BIM est une méthode de travail permettant de recentrer les compétences de chacun des intervenants au cœur du projet via une approche collaborative et concourante.

Objectif : construire virtuellement le projet sous la forme de maquettes numériques qui vont permettre, grâce à l’expertise de chacun des membres de l’équipe, de mener des analyses pour optimiser le projet et faciliter les choix dès les premières phases de conception.

Derrière l’acronyme "BIM", 3 notions indissociables :

  • Building Information Model (la maquette numérique)
  • Building Information Modeling (les méthodes)
  • Building Information Management (le management)

Les différents niveaux de maturité du BIM

Ils correspondent à un degré de maîtrise du BIM par les différents acteurs.

BIM de niveau 1 : Le "Lonely BIM" ;
Certains acteurs du projet (tous ou une partie) travaillent sur des maquettes numériques mais les échanges ne sont pas bidirectionnels.

BIM de niveau 2 : La notion de collaboration prend tout son sens.
Il y a toujours plusieurs maquettes numériques mais elles sont fusionnées.

BIM de niveau 3 : Le haut niveau de maîtrise du BIM.
Tous les intervenants travaillent en même temps sur une maquette numérique unique.

Les apports du BIM

  • Des économies de temps et sur le coût global du projet  : investir en conception pour gagner en réalisation mais surtout en exploitation.
  • L’importance de l’information : la richesse de l’information contenue dans les maquettes numériques assurera la plus-value.
  • Workflow, méthodes & processus : plusieurs flux de travail peuvent être mis en place par le BIM manager pour prendre en compte les besoins et les exigences du client, l’interopérabilité entre les logiciels, les différentes phases du projet et aussi le niveau de maîtrise du BIM des différents intervenants.
  • Interopérabilité : l’IFC (Industry Foundation Classes) est le format d’échange standard ouvert pour que tout le monde puisse travailler ensemble.

Etat d’avancement du BIM en France

  • Mar2014 :s Cécile Duflot annonce, dans une interview pour le moniteur, la volonté du gouvernement « de rendre la maquette numérique obligatoire à compter de 2017 pour les marchés publics d’Etat ».
  • Juin 2014 : Nomination de Bertrand DELCAMBRE par la ministre Sylvia PINEL, missionné pour établir un état des lieux du numérique dans le bâtiment.
  • Décembre 2014 : le succès de l’appel à contributions démontre l’intérêt de la profession pour ce sujet.
  • Janvier 2015 : Sylvia PINEL nomme Bertrand DELCAMBRE, président du Comité de Pilotage du Plan Transition Numérique dans le Bâtiment (PTNB).
  • Mars 2015 : Succès du salon BIM World à Paris.
  • Juillet 2015 : Lancement du portail dédié au PTNB et diffusion de la feuille de route du plan.

Rappel des axes principaux développés dans la feuille de route du PNTB :

  • convaincre et donner envie à tous les acteurs et notamment aux maîtres d’ouvrage de s’engager sur la voie de la transition numérique du bâtiment ;
  • répondre aux besoins d’équipement et de la montée en compétences numériques des acteurs, notamment les entreprises TPE/PME du bâtiment ;
  • développer des outils adaptés à la taille de tous les projets de construction ;
  • installer la confiance dans l’écosystème du numérique français.

Des appels à projet, appels à manifestation d’intérêt et appels d’offre sont également proposés.
De nombreux groupes de travail ont été créés par des associations et syndicats.

Et maintenant ...

  • Aller vers le BIM : avoir une vision globale du développement d’une entreprise car cela implique réorganisation et investissements. Il s’agit de changer sa façon de travailler et de collaborer.
  • Le BIM a un impact sur l’ensemble de la filière et même au-delà : toute la filière tirera profit du BIM.
  • Construire virtuellement un ouvrage dans le cadre du BIM : chaque élément doit être pensé par rapport à l’utilisation qu’en feront les autres membres de l’équipe : on ne travaille plus pour soi mais pour le projet.
  • Le BIM Mannager : il sera le personnage clé à l’ère 0 du BIM. Il ne se substitue pas à l’expertise des différents acteurs du projet.
  • La convention BIM : attente de ce document contractuel liant l’ensemble des acteurs du projet.

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