Retour d’expérience : énergie positive, air pur et cerises du bureau chez Gamba Acoustique (31)

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Source : Le Moniteur 01/11/2011

Après une année d’exploitation, le siège de l’entreprise « Gamba Acoustique » à Labège produit plus d’énergie qu’il n’en consomme. Pourtant, privilégiant le confort à l’efficacité énergétique, le bâtiment fonctionne avec un débit d’air et une température dépassant de loin ceux recommandés.

Extrait de l’article

Sur la première année d’exploitation, les mesures de consommation effectuées par l’entreprise Gamba Acoustique, qui occupe le bâtiment, donnent 37,7kWh/m2Shon d’énergie finale (96,9 kWh/m² d’énergie primaire) pour tous les postes, informatique comprise.

La production annuelle d’électricité des 355 m² de panneaux photovoltaïques installés sur le bâtiment, frôlant les 70kWh/m², permet donc de compenser largement les besoins du bâtiment en énergie finale.

Évidemment, sa forme simple et sa petite taille, rectangle de 500 m² sur deux étages, fera dire aux mauvaises langues que ce n’est pas difficile dans cette configuration d’être à énergie positive. Mais pour Guy Capdeville, gérant de Gamba Acoustique et qui a son bureau dans le bâtiment, l’important n’est de toute façon pas là. « Ce qui compte c’est que le bâtiment offre la liberté d’être comme on est ». Il souhaite ainsi souligner que, pour offrir un véritable confort aux occupants, il faut s’affranchir du strict respect de la température de consigne ou des lux recommandés. Il s’étonne d’ ailleurs, lorsqu’un bâtiment n’a pas réussi à être à énergie positive durant son exploitation, alors que c’était annoncé dans les calculs théoriques, de voir la faute portée sur les occupants.

Débit d’air deux fois supérieur à la réglementation

Guy Capdeville défie quiconque de rester assis devant son ordinateur dans un bureau chauffé à 19°C. Au siège de Gamba Acoustique, le chauffage est, en hiver, réglé, non pas sur les 19° réglementaires, mais sur 22°C. Et le débit d’air soufflé par la VMC est deux fois celui qu’impose la réglementation. Ici, la sacro-sainte efficacité énergétique passe après le bien être.

Enfin la recherche du contentement des employés se passe également côté jardin. Autour des bureaux, cerisiers, pommiers, ou encore châtaigniers sont en train de pousser.