Rénovation du patrimoine bâti et performance énergétique | CAUE du Gers

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L’objet de cette visite est, au-delà des aspects techniques, de partager des impressions, des ressentis

En matière de patrimoine ancien, on trouve une très grande variété matériaux et une multitude de techniques constructives. Ainsi, avant tout projet de réhabilitation, il convient de s’interroger sur la finalité de l’opération (économie, confort, développement durable,…) afin de calibrer la commande, car la marge de manœuvre est grande entre la conservation, la transformation partielle/complète et la destruction de l’ouvrage ; et ce, au-delà des choix techniques et des performances énergétiques visées.

Cette appréciation ne peut se faire sans un diagnostic préalable qui tiendra compte du site, des matériaux, du système constructif, de l’implantation du bâtiment, du mode d’occupation,…

Afin de déterminer la préoccupation archéologique ou conservatoire dans le cadre d’un chantier de réhabilitation, il convient d’analyser le bâti ancien comme outil de hiérarchisation sociale :

  • Le bâti construit avec des matériaux coûteux, des techniques maîtrisées, une volumétrie importante. Il s’agit d’un bâti inscrit dans la durée, construit avec une volonté ostentatoire.
  • Le bâti construit avec des matériaux de seconde zone mais utilisant des technologies sophistiquées (enduits, traitement, coloration, …) afin de s’approcher au plus près de la première catégorie.
  • Le bâti en moellons construit avec un niveau de technicité est variable, généralement sur des terrains de moins bonne qualité.
  • Le bâti construit en pans de bois avec des ossatures fines et des matériaux de récupération, permettant des chantiers rapides. L’utilisation de matériaux modestes impliquait bien souvent un haut niveau de technicité.
  • Le bâti construit avec des matériaux de collecte immédiate, c’est-à-dire la terre. Aujourd’hui les ouvrages de terre en masse sont relativement rares car ils n’ont jamais été considérés comme des éléments patrimoniaux en matière de transmission.

Dès lors, un des fondamentaux en matière de réhabilitation est de ne pas trahir la logique dans laquelle ont été conçus les ouvrages anciens : on ne compense pas le mode de vie par la domotique !