Les 13 premiers écoquartiers français

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Source : Le Moniteur 09/09/2013
Lundi 9 septembre, la ministre de l’Egalité des territoires et du Logement a remis le label « Ecoquartier » à 13 aménagements. Cécile Duflot a également annoncé le « lancement d’un travail de préfiguration d’un Institut de la ville durable ».

Lancé fin 2012, le label « Ecoquartier » se décline sous la forme de 20 indicateurs auxquels le maître d’ouvrage doit répondre de manière chiffrée, mais également de 20 critères devant permettre d’évaluer le projet en fonction de son ancrage territorial.

Sur les 500 dossiers envoyés, voici les 13 premiers aménagements à recevoir ce label :

  • Boulogne, Le Trapèze
  • Forcalquier, ÉcoQuartier historique
  • Grenoble, Zac de Bonne
  • Hédé Bazouges, Les Courtils
  • La Rivière, Projet de cœur de bourg de la Rivière
  • Mulhouse, Wolf Wagner
  • Paris, Fréquel-Fontarabie
  • La Chapelle sur Erdre, ZAC des Perrières
  • Grenoble, Bouchayet Viallet
  • Lille, Les Rives de la Haute Deule
  • Lyon, La Duchère
  • Saint-Pierre, Ravine Blanche
  • Paris, Claude Bernard

Mise en place d’un Institut de la ville durable

Franck Faucheux, chargé du dossier « écoquartier » au ministère de l’Egalité des territoires et du Logement insiste sur le fait que définir ce que l’on qualifie d’écoquartier n’est pas une mince affaire.

A Paris, le quartier Fréquel-Fontarabie, dentelle urbaine, vient, tout comme le quartier Claude Bernard, immense aménagement, de recevoir le label.

Pour la ministre de l’Egalité des territoires et du Logement, avec ces 13 écoquartiers labellisés, « on sort du laboratoire pour une mise en œuvre effective » et on offre une « vitrine du savoir-faire français ». Aussi, jugeant « qu’il n’existe pas d’espace pour que les acteurs puissent débattre de la ville durable » alors qu’il est « nécessaire de capitaliser sur le sujet », la ministre a annoncé la mise en place d’un Institut de la ville durable qui sera notamment chargé de porter le label Ecoquartier et de le faire évoluer.

L’observation des premiers projets labellisés servira à faire émerger des exigences minimales

Si le label demande de préciser les m² d’espaces verts par habitant, le nombre de places de parking prévues par logement, la part de logements sociaux ou encore le pourcentage de logements situés à moins de 200m d’un point de recyclage, il n’exige pas à ce jour de niveau minimum sur les critères pris en compte.

Franck Faucheux dit vouloir prendre le temps avant d’introduire des seuils qui bloqueraient l’accès au label. « On a construit les grands ensembles avec la meilleure intention du monde et on se rend compte aujourd’hui que les gens ne s’y sentent pas nécessairement bien. Il ne faut donc pas établir trop vite ce que doit être l’écoquartier, habitat de demain. », explique ce dernier.