L’urbanisme durable en quête de nouvelles règles

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Source : Localtis 05/04/11

Faire évoluer les villes, leurs modèles, les règles qui fondent leur développement et la qualité de vie qu’on y trouve. Autant d’enjeux au cœur des 2es Rencontres parlementaires sur l’urbanisme durable, qui se sont tenues à Paris ce 5 avril.

Extraits de l’article

« Il ne s’agit pas de tout remettre à plat mais de s’appuyer sur l’existant en vue de réhabiliter plus intelligemment », a assuré d’entrée de jeu ce 5 avril Philippe Tourtellier, député d’Ille-et-Vilaine à l’initiative des 2es Rencontres parlementaires sur l’urbanisme durable.

Loi Grenelle 2, réformes du permis de construire, de l’urbanisme commercial, de la fiscalité de l’urbanisme... A première vue, les nouvelles règles ne manquent pas. Reste à se les approprier, ce qui semble délicat aux dires d’un urbaniste qui est intervenu dans la salle pour réclamer « plus de simplicité et de confiance donnée à l’approche locale ».

Vers un urbanisme de projet

Un travail a été mis en œuvre depuis l’été dernier par 4 groupes constitués d’élus et de professionnels, sous l’égide d’un comité de pilotage installé par le secrétaire d’État au Logement et à l’Urbanisme, Benoist Apparu. Plusieurs de leurs propositions ont été jugées très intéressantes :

  • modernisation de l’application du droit des sols
  • faire évoluer les seuils de permis de construire, les règles de stationnement ou la procédure de lotissement
  • mieux encadrer l’archéologie préventive et à créer des « secteurs de projets »
  • révision des coefficients d’occupation des sols (COS) et la mise en application du versement pour sous-densité (VSD)

La densité urbaine fait à nouveau débat

« Cette densité, beaucoup d’élus s’en font d’ailleurs les chantres mais... il persiste un fossé entre le discours et l’action. »
Trop souvent assimilée à la seule hauteur de bâti, elle doit davantage être appréhendée comme une « densité d’usage » réfléchie, débattue et acceptée par les habitants.

Pour Catherine Charlot-Valdieu, Présidente du Réseau européen pour un développement urbain durable « le nerf de la guerre reste la maîtrise foncière, qu’une ville comme Rennes a bien gardé en main, ce qui est loin d’être le cas partout », qui formule quelques recommandations :

  • ne pas esquisser un projet urbain en commençant systématiquement par le dessin de sa trame viaire (le dessin du réseau de voies de circulation, ndlr)
  • ne pas négliger les enjeux relevant de l’économie dans les projets urbains (et plus particulièrement l’enjeu de l’insertion) ni l’importance de l’évaluation, dont les outils sont souvent investis en fin d’opération.